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Nom du blog :
penseesdiverses
Description du blog :
Pensées diverses, profondes, légères, , absurdes, rationelles, mais en tout cas personelles.
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
19.10.2007
Dernière mise à jour :
12.02.2008
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On ne va jamais aussi loin...

Posté le 22.11.2007 par Florian.
Il était dans un village perdu dans les montagnes, un jeune homme. La communauté vivait au sein de la vallée et nul besoin n’était pour aucun d’entre tous les villageois de n’en jamais sortir. En vérité, aucun n’avait jamais vu l’extérieur de la vallée. Le monde, pour ces villageois, c’était la vallée, et aucun ne ressentais le besoin d’aller explorer au-delà des crêtes. Le jeune homme était voué à une vie paisible dans ce monde certain et n’avait même pas conscience du monde extérieur. Un jour, un homme passa le col et arriva au village. Il était vieux, boiteux, faible et pourtant la flamme qui brillait au fin fond de son regard témoignait d’une énergie et d’une bienveillance incomparables. Chaque villageois le dévisageait : aucun homme qui n’était pas né dans la vallée n’y avait jamais pénétré. Comme indifférent à la multitude d’interrogations qu’assenaient les regards furibonds, le vieillard se dirigea vers le jeune homme, comme si il avait su exactement à qui s’adresser. Il s’arrêta devant lui, le fixa un long moment de son regard illuminé et prononça ces trois mots : « Ou vas-tu ? ». Le jeune homme voulut répondre mais quelque chose dans l’expression du vieil homme l’en empêchait. Le visage du vieillard, marqué par le temps, l’incitait à ne pas répondre, mais à réfléchir. Puis l’homme se détourna et ce fut la dernière fois que le village en entendit parler. Mais le monde parfait et bien connu, dans lequel le jeune homme semblait trouver parfaitement sa place avait été bouleversé par la question du vieil homme. Pendant plusieurs mois, il connut l’agitation. Pour la première fois de sa vie, le sommeil vint à lui manquer. Il ne comprenait plus. Une nuit, après que le village se fût couché, il partit. Il franchit le col avec une idée en tête : retrouver le vieillard. Il ne savait pas ou il était, et il ne savait pas comment s’y prendre, mais il savait qu’il devait absolument le retrouver. Alors, le jeune homme se mit à marcher. Il traversa les vallées, gravit les pics, franchit les cols, passa les villes, navigua les fleuves et les océans, l’espoir renaissant dans son cœur à la vue de chaque horizon nouveau. Il parcourut le monde qui lui était inconnu pendant des années. Mais lui-même ne savait pas ou il allait, ne savait pas si il allait jamais trouver le vieillard. Un jour, au pied d’un mont, la brume se fit très forte. Le jeune homme décida pourtant d’emprunter la route qui passait par ce mont. Il avançait, pas à pas, découvrant à chaque instant, une nouvelle parcelle de chemin. Il s’enfonça dans le brouillard de plus en plus profondément, chaque virage lui apportant l’espoir de voir son but ultime enfin concrétisé. Enfin, il le fut. Au détour de ce chemin brumeux, le vieillard se tenait là, plus vieux encore et voûté qu’il ne l’était auparavant, mais la flamme dans ses yeux avait gardé la même intensité. Il était assit, là, il semblait avoir attendu le jeune homme depuis toujours. Il s’assit à son tour, fixa le vieillard. Cette fois ci, les traits profonds de l’homme l’incitaient à dire ce qu’il avait à dire, alors il parla. « Je ne sais pas ou je vais », dit-il. Pendant un long moment, le vieillard fixa le jeune homme. La flamme de son regard semblait le transpercer tout entier, le brûler d’une passion ardente et bienveillante. L’homme sourit. Il ouvrit la bouche répondit : « On ne va jamais aussi loin que lorsqu’on ne sait pas ou l’on va. »



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Sentiment.

Posté le 13.11.2007 par Florian.
"Le sentiment n'est jamais proportionnel à la situation."

Qualificatifs.

Posté le 13.11.2007 par Florian.
"Qualifier quelque chose, c'est le réduire".

Réel.

Posté le 13.11.2007 par Florian.
"Imaginer l'iréel est la meilleure manière de vivre le réel".

être heureux.

Posté le 13.11.2007 par Florian
"Les choses sont ce qu'elles sont. Maintenant, à toi de t'en accomoder".

Demain.

Posté le 06.11.2007 par Florian.
"Demain est ma raison d'être."

Deux vies.

Posté le 06.11.2007 par Florian.
Il y a deux vies. La sociale et l’asociale, L’introvertie et l’extravertie, la secrète et la partagée. L’extravertie est la moins ardue à décrire : un cadre relativement simple, un entourage facilement qualifiable et dénombrable. L’introvertie quant à elle, est beaucoup plus difficile à tirer du fond de son gouffre pour la ranger derrière des mots. Cette opposition ne se réduit pas au simple cadre privé/public. Ce n’est d’ailleurs pas une réelle opposition. En effet, chacune de ses vies n’ont de cesse de cohabiter dans la liberté définie par les parois humaines.
Ces deux aspects ne se réduisent pas non plus à la simple dualité : être et paraître, ils relèvent tous deux de l’être, les instants propres à chacune des catégories comportent également une part inévitable de paraître. Toutefois, la vie secrète connaît un déroulement intérieur, fictif, entièrement dépendant de la seule volonté, parfois influencée, de l’acteur. La vie sociale est en revanche définie par les va et viens perpétuels du monde, de l’environnement proche de tout un chacun. N’allons pas nous perdre dans la croyance simple que cette dualité présente deux ensembles intrinsèques à notre personne, et que la simple somme des deux nous dévoile profondément. Chaque partie suffit à définir une personne mais ne se suffit en aucun cas à elle-même. Ce n’est pas une part de la personne qui jaillit, stimulée par un contexte particulier, C’est le contexte particulier qui pousse la personne à adapter son tout, son entité.
Qu’advient-il, alors, quand se mélangent ces deux parties ?

Raison.

Posté le 30.10.2007 par Florian.
"Toute la raison du monde ne parviendra jamais à la cheville du plus insignifiant des sentiments".

Carpe Diem.

Posté le 30.10.2007 par Florian.
Carpe Diem, mon cul. « Profiter de l’instant présent », on aura tout vu. Comment, en tant qu’êtres humains doués de conscience, est-il possible de profiter de l’instant présent sans jamais penser à l’avenir ? L’on passe sa misérable vie à regretter le passé et appréhender l’avenir, jamais à profiter du présent. Qu’est-ce que le présent ? C’est un pont. Un pont tendu entre les falaises de passé et d’avenir. Ce n’est pas un grand pont, il est même ridicule, quelques pierres, jetées à la hâte, suspendues dans l’air entre les deux berges, au dessus du gouffre de la vie. Ce gouffre effraie, il tétanise et malgré tout, il attire, il tente d’aspirer par tous les moyens, les malheureuses âmes qui s’aventurent sur leur pont. Il y a celles, qui, par peur du risque que peut imposer le vide inconnu, restent de leur côté du précipice et s’attèlent, lentement, mais sûrement, à consolider tant bien que mal leur pont, utilisant toutes les pierres de leur passé. Celles là observent bien souvent leurs sœurs plus téméraires s’aventurer sur leurs propres passerelles, glisser, parfois, et tenter de se raccrocher à leur présent. Il arrive parfois aux plus hardies de celles cis, de trébucher et de tomber dans le gouffre. Il survient également à certaines âmes malchanceuses que la falaise passée, dans laquelle ils coulaient des jours heureux, en viennent à s’écrouler, contraignant celui qui à se précipiter maladroitement sur un pont méconnu. Il en existe certaines pour lesquelles, au contraire, se jetant pleines de confiance vers la falaise d’en face, la voient tomber devant leur yeux décomposés. Deux falaises, un pont. Chaque être dispose de ces trois éléments uniques au gré de sa volonté. A quoi bon ?
Au diable le passé, en enfer le présent et au fond du gouffre l’avenir, montrez nous vos ailes et volez, volez ou bon vous semble, jusqu’aux frontières de l’imaginaire, jusqu’aux limites de l’infini.

la science des questions.

Posté le 27.10.2007 par Florian
L’on se rend rapidement compte qu’une question simple apporte avec elle toujours plus de mystères que de réponses. Ainsi, le pauvre bougre qui a un jour décidé de se poser des questions n’est pas sorti de son calvaire, au fur et à mesure que son entreprise intellectuelle progresse, il s’enfonce plus loin encore dans l’ignorance. Socrate affirme lui-même qu’il était un ignorant accompli : « La seule chose que je sais, c’est que je ne sais rien ». Devenir un véritable ignorant est donc une tâche d’une difficulté inimaginable. Il est beaucoup plus aisé de devenir un érudit qu’un parfait ignorant. Ignorant, dans ce contexte, n’est évidement pas à confondre avec « imbécile », l’ignorant dont je parle est beaucoup plus conscient du monde qui l’entoure que l’érudit, qui, perché en haut du sommet de ces certitudes, s’est beaucoup trop éloigné du monde et ne l’aperçoit que par moments, à travers l’épaisse couche de nuage qui constitue l’objet de sa dépendance. L’érudit n’est ici pas à confondre avec « l’éclairé ». L’homme, qui, ne répondant aux questions qu’à travers le prisme de la certitude devient un érudit imbécile. En revanche, celui qui accepte et prend en compte l’infinité d’anti-savoir que lui apportent ses interrogations, est un ignorant éclairé. Que tous les hommes deviennent donc ignorants et qu'ils s'atèlent avec rigueur à la Philosophie : la science des questions.
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